Le renouvellement du secteur de l’usinage : affaire à suivre

L’usinage est en perpétuel renouvellement. Sa croissance suit les dispositifs mis en place, à commencer par les investissements dont le but est d’améliorer encore les systèmes de production.

Une automatisation accrue

Ces innovations touchent en premier lieu la vitesse et la précision, mais aussi le travail sur de nouveaux matériaux, sans oublier le développement de l’usinage robotisé. En même temps, comme le rappelle Lionel Cancade, responsable du pôle « procédés performants et innovants » du Centre technique des industries mécaniques (Cetim), la course à la vitesse est dépassée. Le défi d’aujourd’hui se situe plutôt  dans l’automatisation et l’autonomie.  Les bénéfices de productivité sont quant à eux à chercher dans les gisements.

Autonomie de la machine

C’est évidemment l’automatisation qui va soulager la main humaine, vu que l’objectif est de tendre vers une activité continue de 24 heures sur 24. Car c’est un fait, c’est probablement dans la chasse aux temps morts que l’activité va retrouver une nouvelle vitesse de croisière.  La machine va être obligée de gérer un plus grand nombre de paramètres. Elle devra réagir automatiquement, pouvoir demander l’aide d’un opérateur, et même se réparer seule en changeant une pièce usée. Cette nouvelle technicité est déjà en vigueur chez nombre de sous-traitants de l’aéronautique et se répand partout sur le secteur de l’industrie.

Un monde connecté

La machine-outil marche main dans la main avec les robots. Selon Éric Teisseire, directeur général de Mazak France, avec un coût de main-d’œuvre inférieur à 20 % du coût de revient total, les entreprises françaises pourront se mettre à l’abri de la compétition mondiale. Et c’est un fait, les machines robotisées permettent aujourd’hui de réduire les coûts de main-d’œuvre. D’ailleurs, de plus en plus de PME s’équipent au regard de cette nouvelle stratégie.

Une aide robotisée

Les robots collaboratifs « cobots » affichent leur redoutable efficacité, comme le Ramtic, un carrousel qui fournit les pièces à usiner et reçoit celles usinées, avec une contenance suffisante pour alimenter la machine une journée durant. Car les robots deviennent eux-mêmes de véritables machines et sont mis à contribution pour le travail des composites. Ce dispositif consomme peu de watts et son prix d’installation n’est rien comparé à celui d’une installation classique. C’est ainsi qu’en termes d’efficacité et d’adaptation, l’intégration de la robotique est en train de tranquillement révolutionner, une fois de plus, le monde de l’usinage, toujours à l’affut de nouvelles technologies pour parfaire leur idéal d’une productivité pérenne.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *